30/07/2018 / Lazeni COULIBALY

C’est à l’hôtel Chigata de Korhogo que nous avons rencontré, il y a quelques temps, les producteurs de riz, maïs, arachide et anacarde de la région du Poro. Une rencontre à laquelle ont pris part l’ONG FairMatch Support et la Fondation d’Entreprise Louis Dreyfus. A l’ordre du jour, la construction prochaine, dans la ville, d’une école agricole. 

Le projet d’école, encore au stade de la conception, prévoit de proposer 2 cycles de formation : la formation initiale et la formation continue.

La formation initiale ouverte aux jeunes déscolarisés de niveau 4e ou 3e devrait durer entre 2 et 3 ans.

Pour pallier le caractère restrictif de ce cycle pourtant complet, la formation continue prendra le relais. Elle s’intéressera à un plus grand nombre de jeunes déjà en activité dans le monde agricole et qui à terme deviendraient à leur tour formateurs auprès de leurs pairs, afin de pérenniser les acquis, pour une agriculture plus professionnelle.

Le centre de formation s’implantera à Korhogo parce que la zone présente d’énormes potentialités. Par exemple, seuls 2% des terres cultivables y sont exploitées.

Expérience inédite en Côte d’Ivoire, le projet a déjà fait ses preuves à Madagascar notamment et devrait s’étendre à d’autres villes et régions du pays, selon que les bailleurs et pouvoirs publics s’y engagent.

 Je le répète tout le temps et c’est ma conviction profonde : il faut consommer local pour valoriser le travail de nos paysans, de nos parents. Pour le seul cas du riz, la Côte d’Ivoire importe 90% de sa consommation nationale. Une tendance qui si elle est inversée assurera aux producteurs de meilleurs revenus et conditions de vie en plus de rendre le pays autosuffisant.