05/06/2018 / Lazeni COULIBALY

Ce samedi 02 juin 2018, nous étions au centre culturel de Korhogo pour le lancement d’un projet de développement de la filière riz et de renforcement des capacités de 6000 riziculteurs de Boundiali et Korhogo. En ligne de mire : l’amélioration de leurs conditions de vie.

« L’objectif est d’encadrer les paysans dans la région, plus spécifiquement ceux aux alentours des usines SOCOMCI de Korhogo et de Boundiali», c’est ce qu’a indiqué Ludovic M’BAHIA BLE, le directeur général de Louis Dreyfus Commodities Côte d’Ivoire. « L’idée est d’améliorer les pratiques agricoles, de répertorier les paysans chefs de pôles, les leaders afin qu’ils puissent accompagner les plus petits producteurs et enfin de faire un système d’information qui permet une traçabilité du produit de manière à vraiment mesurer les impacts, le rendement, la quantité et la qualité du riz produit par le paysan », a-t-il précisé.

A terme, il s’agira de hisser la filière rizicole ivoirienne à hauteur de celles du cacao, du coton et de l’anacarde.

Le projet qui s’entendra sur 3 ans bénéficie d’un financement de 180 millions de la part de la Fondation Louis Dreyfus.

Au-delà de la réorganisation de la filière, il est question d’améliorer les conditions de vie des producteurs tout en veillant à leur inculquer les bonnes pratiques pour un meilleur rendement. A ce jour, il est en dessous de la moyenne nationale : Avant, pour un hectare, les producteurs de la région se retrouvaient avec 1 voire 1 tonne et demi de riz. Mais avec le bon encadrement et les semences certifiées de nos partenaires, ils pourront facilement passer le cap des 4 tonnes de riz à l’hectare pour les mêmes efforts fournis. Si le rendement change, les conditions de vie des paysans changent. Ils auront maintenant un revenu stable qui va leur permettre de vivre décemment, d’envoyer leurs enfants à l’école …

Comme à Korhogo 10 mois avant, 3000 riziculteurs de Boundiali seront identifiés. « En fonction de leurs besoins réels, ils seront tous accompagnés pour les trois années à venir », a précisé Hyacinthe Ouattara, le coordinateur pays de FairMatch Support, ONG spécialisée dans l’encadrement des acteurs du monde agricole et ayant à charge la mise en œuvre du présent projet.