16/06/2018 / Lazeni COULIBALY

Il y a quelques semaines, nous étions sur le site de l’usine SOCOMCI de Boundiali pour rencontrer une vingtaine de coopératives de producteurs et les informer de la mise en œuvre prochaine du projet BRISPI. Il vise à professionnaliser la filière riz en Côte d’Ivoire par la réorganisation des acteurs, l’accroissement du rendement et l’amélioration des conditions de vie des riziculteurs.

En qualité de directeur général de la Société de commodités de Côte d’Ivoire (SOCOMCI) j’étais à la tête d’une délégation venue porter la nouvelle à nos parents paysans.

Il faut le souligner, ce projet est le fruit de la collaboration entre SOCOMCI, la Fondation d’entreprise Louis Dreyfus et l’ONG FairMatch Support.

BRISPI s’étendra sur trois années et va toucher 3000 riziculteurs regroupés dans une dizaine de coopératives.

Première étape :  identifier les producteurs de riz de Boundiali. Ensuite recenser et estimer « leurs besoins réels » afin d’y apporter des réponses « sous forme d’accompagnements, de formations, de facilitation pour l’acquisition de petits matériels ou financements… », comme l’a signifié Hyacinthe Ouattara, coordonnateur de l’ONG FairMatch Support.

Les représentants de coopératives rizicoles, en grande majorité des femmes, se sont montrés très enthousiastes quant à l’idée du projet qui a démarré dans la semaine du 4 juin 2018.

A ce jour, la production nationale de riz n’arrive qu’à couvrir la moitié des besoins des populations ivoiriennes. A travers BRISPI, SOCOMCI et ses partenaires entendent inverser la tendance en assurant la professionnalisation de la filière, en augmentant le rendement des producteurs de Boundiali et de Korhogo (projet KRISPI) et; en veillant ainsi à améliorer leurs revenus (et partant, leurs conditions de vie).